Yvette Théraulaz

Peepshow dans les Alpes de Markus Köbeli

janv. 1998  Peepshow dans les Alpes de Markus Köbeli

Mise en scène Robert Bouvier

Yvette Théraulaz crée la Mère au Poche à Genève et du 25 février au 22 mars sous le chapiteau du Théâtre de Vidy à Lausanne puis tournée en France.
Photo Marcel Imsand

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j'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de jean-luc lagarce

févr. 1997  j'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de jean-luc lagarce

Yvette Théraulaz joue la Mère. Mise en scène de Joël Jouanneau, à la Passerelle du Théâtre de Vidy-Lausanne
puis du 8 avril au 7 mai au Poche à Genève

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J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne


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PIERROT LUNAIRE D'Arnold Schönberg

janv. 1997  PIERROT LUNAIRE D'Arnold Schönberg

Poèmes José-Flore Tappy / Mise en musique par Jacques Demierre / Mise en scène François Rochaix

Réunis sous une même énorme lune, impassible, narquoise ou menaçante, «Pierrot lunaire» et «Pierre eau lune air» (de Jacques Demierre, sur des poèmes de José-Flore Tappy) distillent les parfums d'une soirée étrange. Accompagnée d'un ensemble instrumental soudé, dont le trio Al Piacere, Yvette Théraulaz a osé un Schönberg en français et à sa façon - habitée, contrastée et cocasse - dans un parlé chanté qu'elle a bien su s'approprier.

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Mais le fait que l'on comprenne chaque mot de ces brefs poèmes délirants souligne l'aspect anecdotique et redondant de la mise en scène de François Rochaix qui, à force d'accessoires et de gestes explicatifs, fait basculer ce Pierrot symboliste vers un réalisme qui lui rogne l'habit.
Puis, avec «Pierre eau lune air», le rêveur cède sa place à une femme en rouge, bien réelle, qui dit la destinée humaine - humble, blessée et digne - avec, sur ses épaules, «la lourde tresse du soleil». Autre univers. La musique se fige à l'horizontale, tend un carcan rythmique complexe (inspiré du langage morse) sur lequel se découpent les mots, principalement parlés. Pour cette «réponse à Schönberg» qu'il ne voulait résolument pas allusive, Jacques Demierre a renoncé aux gestes expressifs, mobiles et théâtraux qui caractérisent d'habitude sa musique. Il a visé l'ascèse, impose une dureté de l'ordre du minéral qui tourne le dos à Schönberg et laisse Pierrot interloqué, entre émotion des mots et perplexité.



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à table

janv. 1996  à table

Avec Pascal Auberson

Deux artisteś mettent en commun leurs passions pour la vie et pour leur métier.
Création Opéra de Lausanne

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Une rencontre sous haute tension avec l’une des plus grandes comédiennes/chanteuses de notre pays. Deux heures sur une table en compagnie d’Yvette Théraulaz, c’est le paradis en enfer comme dirait l’autre. Mais au fond, ça tombe bien, car si je devais choisir entre le paradis et l’enfer, je choisirais le paradis pour son climat et l’enfer pour ses rencontres!
Pascal Auberson



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L'IDIOT De Fiodor Dostoïevski

nov. 1995  L'IDIOT De Fiodor Dostoïevski

Mise en scène Joël Jouanneau

« Il n’y a au monde qu’une seule figure positivement admirable, le Christ », affirmait Dostoïevski tandis qu’il écrivait « L’Idiot ». En une seule phrase, le maître romancier donnait une indication précieuse, dont Joël Jouanneau s’est emparé pour adapter et mettre en scène ce sommet de la littérature. Son nouveau spectacle est un cérémonial quasi religieux, mais libéré de tous les dogmes, sinon celui de la passion.
Photo Mario Del Curto

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On ne sait ce qui séduit le plus dans ce rituel fantasmatique : la beauté du dispositif scénique de Jacques Gabel, simple plancher de bois marqueté aux délicates teintes automnales ; les lumières de Frank Thévenon, plus chorégraphe que plasticien, commandant à ses faisceaux lumineux de telle manière que les acteurs apparaissent ou disparaissent de l’aire de jeu comme personnages de songe ; les costumes de Jannine Gonzalez, librement inspirés d’un XIXe siècle de fiction et empruntant à aujourd’hui la fluidité des matières et la tranché des couleurs ; la troupe réunie par Joël Jouanneau, qui est l’occasion pour lui de reformer le couple Pilippe Demarle (le prince Mychkine) et Jean-Quentin Châtelain (Rogojine), six ans après le succès du « Bourrichon », l’adaptation du roman de Dostoïevski, les mille et une pas de « L’Idiot » comme parcourues sans trahison aucune par un Jouanneau dont on soit les talents de lecteur.

Le metteur en scène livre joliment les clés de son entreprise : « Le début de « L’Idiot », ce prince avec son seul baluchon qui rentre de suisse, c’était vraiment le début des « Enfants Tanner » (de Robert Walser) que j’avais adapté quelques années avant. Et surtout cette virginité qui était aux héros de Walser et de Dostoïevski. Le premier aimait le second, j’aimais le premier, je n’ai fait que suivre le fil. Alors, alors seulement, l’idée m’est venue : ce que tu n’as pas su totalement dire avec Walser, tu le diras avec Dostoëivski. Or, c’était quoi ? C’est flou, forcément, sinon je l’aurais dit, mais s’il fallait le cracher, là, maintenant, ce serait : la virginité, c’est la mort. Ou encore : la neige, c’et déjà de la boue. Ou autrement : le jardin d’Eden ouvre la porte du Déluge. »

De ce déluge de not, de ce torrent d’émotions, de ce délire des qui font de « L’Idiot » une fréquentation obligée et toujours bouleversante – surtout dans la prodigieuse adaptation d’André Markowicz chez Actes Sud – Joël Jouanneau s’est emparé en exorciste, exorciste des sa propre peur de lecteur, de l’effroi qu’un tel mythe peut susciter, du fatras des traductions et adaptations antérieures pour la scène et l’écran, du carcan slave dans lequel on a souvent enfermé « L’Idiot ».



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