Yvette Théraulaz

L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE De Howard Barker

mars 2004  L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE De Howard Barker

Mise en scène Jean-Paul Wenzel

On danse sur les cadavres faute de pouvoir les oublier… La guerre de 14 inaugurait un siècle barbare, les attentats du 11 septembre ont inauguré le suivant

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Et nous voici, comme les personnages de « L’Amour d’un Brave Type », tantôt titubant sur les décombres, à fouiller la terre, à commémorer les morts, à graver leurs noms sur une dalle, à les nomme un à un, tantôt dansant sur les cadavres, à se griser d’oubli. (…) Le caractère imprévisible, aveugle, des catastrophes à venir, nous renvoie à l’immédiateté de nos désirs, à leur consommation compulsive, au marché des biens et des plaisirs, des sentiments et du sexe. Tout s’achète et tout se vend, Barker ajoute « tout se met en scène », on prend des poses. Souffrez, baisez, aimez, mourez, vous êtes filmés.

Avec
Yvette Théraulaz
Actrice

Philippe Duquesne
Acteur

Philippe Houriet
Acteur

Auteur du texte
Howard Barker / Dramaturge, poète, peintre, metteur en scène.
Utilise de nombreuses identités fictives dont : "Houth, Eduardo (1946-....)"


Metteur en scène
Jean-Paul Wenzel / Auteur dramatique, metteur en scène et acteur. Co-fondateur avec Claudine Fiévet du Théâtre Quotidien (1975)
Directeur artistique de Dorénavant compagnie et, avec Olivier Perrier, du CDN - Centre dramatique national, "Les Fédérés" à Montluçon (1976-2002)


Traductrice
Sarah Hirshmuller


Costumes
Cissou Winling


Éclairages
Isabelle Senègre


Scénographe, décorateur
François Mercier

Producteur
Dorénavant Cie
Compagnie théâtrale


Directeur de salle de spectacle
Anne-Laure Liégeois
 / Metteur en scène. Directrice du Théâtre du Festin, Centre dramatique national de Montluçon, Allier en 2003


L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE partie 2

L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE partie 1


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JENNY-TOUT-COURT Texte Michel Beretti

oct. 2002  JENNY-TOUT-COURT Texte Michel Beretti

Mis en scène Gino Zampieri

Jenny et Yvette, deux grandes dames. La Chaux-de-Fonds «Jenny-tout-court» au TPR, un spectacle remarquable de sensibilité et de qualité théâtrale.
Attente fébrile, mardi dernier, à Beau-Site, où le TPR donnait la première de son nouveau spectacle «Jenny-tout-court», sur un texte de Michel Beretti mis en scène par Gino Zampieri. Bon nombre de spectateurs ont connu la vraie Jenny Humbert-Droz, qui a mené son propre combat de femme éprise de justice et partagé l'engagement communiste et socialiste de son mari Jules Humbert-Droz.

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Attendue donc au contour, la Jenny de scène, interprétée magistralement par Yvette Théraulaz, a convaincu et séduit. La fragilité apparente du personnage apporte une dimension émouvante. Mais quand il faut défendre des idées, quelle force! La comédienne investit véritablement le personnage, avec une grande sensibilité, glissant sans heurts de l'esprit prime-sautier à la gravité, éludant les questions du visiteur pour mieux y revenir ensuite, donnant sa profondeur personnelle à la vie et aux événements évoqués.
«Qu'est-ce que cela vous fait d'avoir raté votre vie?», interroge abruptement son interlocuteur, le comédien Georges Grbic, dans une très bonne composition. Elle semble ne pas entendre, s'affaire, offre du café, ou plutôt du thé, mais elle n'en a plus. «Ah! j'ai encore du chocolat...» Ouvrant la boîte, c'est le visage, les souvenirs de Lu, son mari, qui surgissent. Alors elle rentre dans sa vie et raconte. Par bribes, passant de mots drôles, de souvenirs cocasses ou attachants - joli, quand elle demande Lu en mariage - à la rébellion face au père, aux difficultés de la vie à Moscou, sublimées par la solidarité, jusqu'à la fissure douloureuse.

Un jeune journaliste interroge sans ménagements une femme qui a traversé le 20e siècle. Elle a passé sa vie au service d'un mari qui s'est voué à une cause perdue, le communisme. Elle répond aux provocations du jeune homme, clame sa foi en un monde plus juste, affirme son pacifisme, retrace son itinéraire de femme. Parfois devant ses yeux, les personnages surgis de son passé se confondent avec les traits du jeune journaliste: son père, le pasteur, son fiancé puis son mari, Lu. Elle hésite, se justifie, découvre qu'elle s'est trompée, et le reconnaît. En revenant sur sa vie, elle progresse encore. 

Jenny-tout-court évoque pour le théâtre une étonnante figure de femme : Jenny Humbert-Droz (1892-2000) avec toutes les facettes de ce personnage : jeune femme amoureuse d’un pasteur non conformiste, elle conquiert leur union de haute lutte ; militante communiste, traductrice à l’Imprekor, elle est en contact, plus que son mari secrétaire général de l’Internationale communiste, avec la population russe ; mère de famille, elle a toujours su recréer un foyer pour son mari et ses enfants, même dans leur chambre de l’Hôtel Lux, même dans las clandestinité ; féministe, elle s’est battue pour que les « ménagères » de Suisse s’éveillent à la politique et soient reconnues comme citoyennes à part entière ; chrétienne, c’est au nom de la justice et des principes évangéliques qu’elle veut changer le monde.
 Un siècle défile, l’histoire d’une femme se raconte, pour que nous puissions savoir d’où nous venons, pour que s’éclaire le chemin que nous allons prendre. La nuit s’écoule, et le jeune Félix Platter finit par comprendre ce qu’il était venu chercher là.


JENNY TOUT COURT / téléjournal


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LA CERISAIE d'Anton Tchekov

août 2002  LA CERISAIE d'Anton Tchekov

Mise en scène Jean-Claude Berutti

De la cerisaie, le théâtre de bois accueille le fantôme poétique. C'est une image projetée, autant dire la réalité d'un songe qui fugacement conduit à ce jardin immaculé qui fonde la pièce de Tchekhov ; une forêt de fleurs blanches, frémissant sous quelque léger souffle, fait son apparition sur la scène de Bussang, que hante la figure de Lioubov Andreevna, l'encore propriétaire de ce beau verger condamné. C'est Yvette Théraulaz qui lui donne chair: la comédienne helvète est une impressionnante faiseuse d'art dramatique, ô combien essentielle à cette «Cerisaie». Elle joue Lioubov, la propriétaire de La Cerisaie de Tchekhov dans la mise en scène de Jean-Claude Berutti au Théâtre du Peuple de Bussang

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«La Cerisaie» de Jean-Claude Berutti a les traits d'une comédie, presque farce, mais à tout moment bousculée par la petite société humaine funambulique, au bord de la chute, qui la peuple de sa brûlante désespérance. Sous l'assaut des passions familiales, amicales et amoureuses, mais aussi d'un grand désordre matériel, chaque personnage, assez finement caractérisé par un texte qui est ici celui de la traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan - leur même version de l'œuvre de Tchekhov avait été montée il y a dix ans par Stéphane Braunschweig, à Orléans, et voici quelques saisons à la Comédie Française - , fait cortège à la tragédie.
On ne voit qu'elle sous les grimaces des rires qui costument la longue attente d'avant les adieux. Et c'est elle, encore, qui s'invite sous le masque des allégresses à la dernière fête donnée au domaine, conviant toute la troupe au désespoir, et qui boit et qui danse, au son de l'accordéon, du violoncelle, du violon.
Cette scène, à tous égards, est la plus formidablement aboutie de cette «Cerisaie» dans la conjugaison efficace des effets de mise en scène, de scénographie et de jeu, amateurs et professionnels mêlés. C'est un tourbillon trivial et étourdissant, d'aIlées et venues logées dans le mouvement de paravents coulissants imaginés par Rudy Sabounghi fidèle et complice décorateur du travail de Berutti.



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BLESSURES AU VISAGE De Howard Barker

mars 2002  BLESSURES AU VISAGE De Howard Barker

Mise en Scène Jean-Paul Wenzel

Avec cette frénésie des têtes chercheuses, Barker fouille la nature humaine, retourne les systèmes, requestionne l'informulable, L'impensable, …
Non pas par sadisme ou masochisme Encore moins pour "faire la leçon"
La langue de Barker ne souffre d'aucun didactisme. Elle décrasse la pensée, dévérouille les désirs, remet les compteurs à zéro, va fouiller les "gouffres" pour avoir une chance de "trouver la pépite" Peut-être ! Comme disait le poète !

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Barker n’est pas tendre avec ses contemporains. Ni avec les autres d’ailleurs. Et sur ses «Blessures au visage » que Jean-Paul Wenzel créé aux Fédérés, il a jeté du vitriol à grands seaux. Pour faire parler les miroirs et ceux qui s’y contemplent, exciter les vanités et les caractères au fil d’une galerie de portraits tracés au scalpel.
Quand il parle de «Blessures au visage», Howard Barker ne se fout pas de la gueule du monde. Qui dissèque par le menu les affres en proie auxquelles sont les pauvres humains confrontés à la bête figuration d'eux-mêmes. En dix-huit tableaux, l'auteur, dérangeant, dit-on, Outre-manche, assène quelques-unes de ces bonnes vieilles vérités toujours bonnes à dire quand elles n'ont pas force de loi. Faut dire qu'il est allé les chercher dans les tréfonds de l'âme en dénouant ce qui se joue de plus intime devant les miroirs.
Sur la scène des Fédérés, où Jean-Paul Wenzel a créé la pièce, défile une cohorte de personnages trop beaux ou trop moches, faciès vérolé ou figure emblématique, gueule d'amour et visage oublié, menant la ronde infernale des questionnements. Une ronde justement, un cercle vicelard, matérialisé par un plateau dont le bord extérieur tournant amène les comédiens et leurs tourments qui s'en vont et s'en viennent.
Et puis, au centre, le cœur de l'arène où la lumière se braque sur ce drôle de cirque qu'est cette apparence de nous même livré en pâture au regard de l'autre. Là où Barker, dans une langue au scalpel, lance le texte sur des montagnes russes qui rythment, sinon les émotions toujours vite refroidies, les sensations.
On ne se tape pas sur les cuisses pendant 1 h 50, mais les situations, quelquefois, basculent promptement de la tragédie à la gaudriole. La mise en scène de Wenzel enfonce le clou et le vaste éventail de jeux donné par la dizaine de comédiens, bien à l'aise dans leurs meurtrissures, itou.
Dieu est aveugle

Quoi leurs gueules? Qu'est ce qu'elles ont leurs gueules? «Nous sommes un, en dépit des règles et des goûts» envoie une coquette qui n'assume pas sa bobine, «incarcérée dans ce visage contre lequel elle a de sévères objections ». «Votre mâchoire, votre nez, votre bouche... sont partis. Et un œil, aussi» explique, froidement, au mutilé de guerre le chirurgien plastique pour qui «le visage n'est qu'une structure de fibres et de membranes».
Une «beauté douloureuse à qui la contemple, les ruines d'une arrogance qui te donne de la dignité» complimente le jeune et bel amant d'une femme vieillissante. Et la future mariée qui se défile devant l'apocalyptique vision produite par la grenade, qui a ripé sur le piquet, qui a pété à la face d'un si beau promis. Et la prisonnière qui a passé 20 ans au trou pour avoir été haï ou aimé et qui espère trouver «sous la croûte de son endurance, la jeunesse d'un visage oublié». Comme si, seule, la vraie vie pouvait marquer les traits.
Et le visage invisible d'un pseudo masque de fer dont la voix sensuelle suffit, d'un plaisir annoncé, à faire feuler les dames. En vain, puisque le dissimulé affirme qu'il ne peut faire l'amour sans visage... car on ne peut pas l'imaginer alors qu'il est " déjà. Encore, son excellence à la gueule vérolée "

Avec
Felipe Castro, Marysa Commandeur, Anthony Debaeck, David Godet, Gaël Guillet, Alain Mergnat, Corinne Méric, Yvette Théraulaz, Sandrine Tindillière

Scénographie François Mercier / Conception Jean-Jacques Mielczarek / Création lumières Jean-Paul Wenzel et Pascal Ritchie Pérot / Création son Philippe Tivillier / Création costumes Marie-Cécile Winling / Régie générale Jean-Jacques Mielczarek / Régie plateau Jean-Jacques Mielczarek et Frédéric Kunze / Assistantes costumières Élisabeth Dordevic et Christine Thepenier / Plateau Stéphanie Dextre, Véronique Durantin et Séverine Yvernault / Affiches Séverine Yvernault / Décors Jean-Jacques Mielczarek / Construction Jean Jacques Mielczareck, Frédéric Kunze, Nicolas Nore, Richard Tello et Bruce Tisset / Régie Stéphanie Dextre et Pascal Ritchie Pérot / Equipe techniqueDominique Néollier, Thierry Pilleul et Laurent Lureault



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LA SUPPLICATION De Svetlana Alexiévitch

sept. 2001  LA SUPPLICATION De Svetlana Alexiévitch

Mise en Scène Denis Maillefer

Le 26 avril 1986, à 1 h 23, une série d’explosions détruisait le réacteur et le bâtiment de la quatrième tranche de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Trois années durant, une romancière et journaliste biélorusse, Svetlana Alexiévitch, a recueilli les témoignages des survivants. Elle en a tiré un ouvrage, paru en 1996, « La Supplication », ou, en russe, « la Prière de Tchernobyl ».

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Lundi soir, 20 heures. Une épaisse fumée envahit cet ancien atelier, immense: plus de cent mètres de long et un plafond, avec verrière, qui semble accroché au ciel. Début du filage, ultime répétition qui précède la générale, un jour avant la première, qui a lieu ce soir. La tension est palpable. Les enjeux artistiques (et financiers, plus d'un demi million de francs de budget) sont à la mesure du lieu. Comment faire vivre ces personnages (ouvrier, épouse, cameraman, liquidateur, jeune fille, fonctionnaire ou vieille femme refusant de quitter la zone sinistrée) dans pareille halle? Comment y garder une part d'intimité? Comment donner densité et cohérence à ce patchwork de chants et de mots?
Par terre ou accrochés au plafond, une soixantaine d'écrans TV permettent à la fois de voir le visage des comédiens, filmés en temps réel, et des images déjà enregistrées, en rapport direct ou indirect avec les textes. D'emblée se dégage une atmosphère prenante.
La complexité du travail sonore et visuel n'entame en rien le souci de simplicité, de sobriété. Le lieu est suffisamment fort, comme la parole de ces témoins, pour ne pas en rajouter, ni dans le jeu ni dans la mise en scène. Les effets sont pourtant multiples, nécessitant d'ailleurs, lundi soir, deux ou trois pauses, pour les régler.
Tâche ardue pour les comédiens: trouver le juste équilibre entre l'incarnation et la seule mise en voix. On reste impressionné par le fait de les entendre aussi bien, chuchotant en solo ou porté par le chœur - 240 petits haut-parleurs sont disposés entre les sièges. Au bout du compte, en moins de deux heures, le temps d'un montage dramaturgique serré, ont pris corps et âme une multitude de vies sacrifiées, dont la souffrance, la colère ou l'amour n'ont eu de cesse d'amplifier. Des morceaux de vie, puisés à Tchernobyl, mais qu'on sait universels. Lundi soir, le temps a filé à toute vitesse, mais pas l'émotion.

Interprétation

Monica Budde
, Anne-Shlomit-Deonna
, Shin Iglesias, 
Yvette Théraulaz, 
Jean-Marie Daunas, 
Bernard Kordylas
, Jean-Marc Morel, 
Gilles Tschudi
, Roland Vouilloz

Avec le Choeur de la Supplication

Direction : Marc Bochud

Musique originale : Velma
Mise en scène : Denis Maillefer

Dramaturgie : Antoine Jaccoud

Scénographie : Massimo Furlan

Lumière : Dominique Dardant et Thomas Hempler

Son : Philippe de Rham

Vidéo : Steven Artels

Costumes : Isa Boucharlat

Maquillages : Leticia Rochaix

Coach mouvement : Leland Patton

Stagiaire assistante : Muriel Imbach
Direction technique : Daniel Demont

Régie :
Marc Tuleu
, Dominique Dardant, 
Julien Talpain
Administration et communication : Sarah Neumann

Assistante de production : Véronique Loeffel

Stagiaire administration : Xavière Hammer

Intendance : Claire-Do Frund
Théâtre de Vevey : 
Nicole Schneider
, François Saint-Cyr
, Vincent Olivieri
Traduction : Galia Ackerman et Pierre Lorrain

Conseillère musicale et langue russe : Inna Petcheniouk
Réalisation costumes : 
Nadia Cuenoud
Karine Dubois
Assistant son : Bernard Amaudruz

Camerawoman : Yaël Ruta

Cameraman : Olivier Kunz

Cablewoman : Muriel Imbach
Poursuites :
 Enrico Bertinotti, 
Gilles Cesure
, Virginie Favre
Auxiliaires techniques :
 Etienne Müller, 
Julien Neumann, 
Jean Monnin, 
Stéphane Weibel


Stagiaire lumière : Thierry Tschudi
Photographie de plateau : 
Mario Del Curto, 
Aline Paley

Le Choeur de La Supplication
Nicole Ayrton, Nicole Barras, Raymond Bataillard, Daniel Brand, Jacques Caspary, Romaine Chappuis, Patrick Charbon, Dominique Chassot, Marie-Paule Chastellain, Simone Chevalley, Michel Cochard, Jean-Rodolphe Dellsperger, Laurence Duport-Comte, Anne-Lise Galley, Marja Gamboni, Jacques Gamboni, Anne-Marie Giarre, Corinne Grosjean, Patricia Jaques, Véronique Jaunin, Muriel Kübler, Danielle Leyvraz, Marie-Caroline Maurer, Grégoire Mayor, Laurence Mermodufour, Charles-Henri Monod, Caroline Neligan, Marianne Pidoux, Mathé Schaeli, Ruth Schlaepfer, Pierrette Schouwey, Jacqueline Seidel, Christian Talon, Myriam Terrin, Claire Vallotton, Anne Vrachliotis, Françoise Wannaz-Rickli, Elisabeth Wirz, Johannes Wirz, Grégoire Yersin, Barbara Zimmermann



Avec le soutien de
Etat de Vaud, Loterie Romande, Pro Helvetia, Banque Cantonale Vaudoise, Pour-cent culturel Migros, Fondation Nestlé pour l’Art, Fondation Sophie und Karl Binding, Association du Choeur d’Orphée, Ville de Vevey, Hôtel des Trois Couronnes, CFF, L’Hebdo, TMS – Technique pour la musique et le spectacle


La Supplication

La supplication / Extrait


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